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Publié le 15/12/2020 à 06:25 sur www.lanouvellerepublique.fr

Après neuf mois de crise, la chambre régionale de métiers et de l’artisanat (CRMA) dresse un constat en demi-teinte de la situation des 54.000 entreprises artisanales du Centre-Val de Loire.
Il y a tout d’abord quelques chiffres rassurants. Sur les onze premiers mois de 2020, les immatriculations n’ont que légèrement baissé, il y en a eu 6.800 contre 7.000 en 2019. Les chiffres ont même augmenté dans le Loiret et en Indre-et-Loire, où la chambre de métiers a, par exemple, accompagné cinquante anciens salariés de Michelin à Joué-lès-Tours. Quant aux radiations, elles sont en recul : 3.500 contre 4.000 l’an dernier.

Le président Gérard Bobier au centre mobilisé pour soutenir l’artisanat.
Le président Gérard Bobier au centre mobilisé pour soutenir l’artisanat.
© Photo NR

Marché en ligne

La situation est toutefois contrastée selon les domaines d’activité. Les métiers de bouche s’en sont plutôt bien sortis, surtout en zone rurale. En revanche les restaurateurs sont en danger, tout comme les fleuristes qui travaillent beaucoup avec l’événementiel, les mariages, ou l’hôtellerie. Et les métiers d’art sont également très touchés, en raison de l’annulation de la plupart des salons où ils vendent habituellement leurs produits. Pour les aider, la CRMA vient de lancer metiersdartocentre, une place de marché en ligne où ils peuvent proposer leurs produits. « Beaucoup d’entre eux n’avaient pas de site marchand. Cela peut leur apporter des débouchés, du chiffre d’affaires, et leur permettre de se faire connaître au-delà de la région », observe le président Gérard Bobier.


Pour l’instant ils sont cinquante-cinq à s’être inscrits, et une cinquantaine d’autres vont les rejoindre. D’autres plateformes du même type devraient voir le jour, pour l’alimentaire, et pour les services.
Dans ce contexte, 2021 s’annonce comme une année difficile. « En 2020, nous avons eu une bouffée d’oxygène avec les aides mais pour l’an prochain je suis inquiet car les entreprises ne vont pas contracter de nouveaux engagements, de peur de ne pas pouvoir rembourser », poursuit-il.
Il y a toutefois une note d’espoir. Alors qu’on craignait une forte baisse du nombre d’apprentis, le nombre de contrats signés a finalement progressé. En novembre, il était en hausse de 3,7 %, par rapport à 2019, signe que l’artisanat, malgré la crise, reste attractif pour les jeunes.

Catégories : CRMA

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